
Amicale des Anciens des Sociétés de Vinci Construction
Comptes-rendus Croisières
Croisière aux Canaries du samedi 7 au samedi 14 mars 2026
Introduction

L'Archipel des Canaries - Itinéraire en rouge tel que prévu à l'origine, en bleu réalisé
L’archipel des Canaries est situé à quelques 100km à l’ouest des côtes marocaines et il fait partie de la Macaronésie, un ensemble géographique dont font partie également les îles de Madère, des Açores et du Cap-Vert. Il est composé de huit îles, de l’est vers l’ouest : Lanzarote, Fuerteventura, Grande Canarie, Tenerife, La Graciosa, La Gomera, La Palma et El Hierro. L’archipel est idéalement situé sur la route des alizés qui soufflent en permanence, adoucissant son climat et en faisant le point de départ idéal pour une navigation atlantique à la voile, ce dont Christophe Collomb a tiré parti le premier pour ses traversées. Toutes sont volcaniques et relativement récentes à l’échelle des temps géologiques, mais chacune a son caractère et son climat propre, tenant à sa taille, à son relief et à son exposition.
Notre croisière prévoyait la visite de six îles, mais des conditions de mer très défavorables ont conduit à l’annulation de deux escales, nous n’avons donc pas pu nous rendre ni à Fuerteventura, ni à La Palma, qui restent toujours vierges à notre exploration… pour le moment, qui sait ? Le temps a été dans l’ensemble plutôt gris, sans pluie, mais frais pour la saison.
Jour 2 – Dimanche 8 mars 2026 matin – Lanzarote
Après avoir atterri la veille (Jour 1) à Arrecife, la capitale de l’île, où nous avons embarqué en fin d’après-midi sur La Belle des Océans, notre première excursion est le matin pour le Parc national de Timanfaya, au sud-ouest de l’île.
C’est de 1730 à 1736, puis à nouveau en 1824, que l’éruption continue de 25 volcans a recouvert de lave les trois-quarts de l’île, détruisant plusieurs villages, préalablement évacués. Dans ce parc de 50ha, le paysage, lunaire, résultant de cette activité volcanique récente, est à couper le souffle ! Désert de collines et cratères dont la couleur du sol va du noir au brun ou au rougeâtre, quasiment sans végétation. Quelques dromadaires, utilisés pour promener les touristes, accentuent l’aspect désertique.

Lanzarote - Parc national de Timanfaya
Sur la Montaña de Fuego (Montagne de Feu), où la chaleur des éruptions est encore perceptible à fleur du sol, nous assistons à trois expériences saisissantes : pour la première, dans une faille de quelques mètres de profondeur, la chaleur est si intense que lorsqu’on présente au bout d’une fourche un fagot de branchages, il s’enflamme spontanément ; pour la seconde, on nous met dans la main une poignée brûlante de graviers, prélevés à quelques centimètres seulement de profondeur ; pour la troisième, on verse un seau d’eau dans un tube en acier vertical enfoncé de 8 ou 9m dans le sol, aussitôt cette eau est vaporisée et éjectée à plusieurs mètres de hauteur, comme d’un geyser.

Lanzarote - Montaña de Fuego - Expérience d'embrasement spontané
Dans la vallée de la Geria, au retour, nous nous arrêtons dans une exploitation viticole traditionnelle de l’île. Sur des hectares, chaque cep de vigne a été planté dans un petit cratère individuel, de façon à aller chercher le sol fertile à travers le sol de pouzzolane noire, bordé du côté des vents dominants par un muret de pierre en arc de cercle. Cette façon de cultiver la vigne est unique au monde. Une dégustation nous permet de goûter le cépage local, le malvoisie, qui donne un vin blanc fruité, sec et minéral (on s’en douterait !).

Lanzarote - Culture de la vigne
L’après-midi, nous visitons à Teiche la belle et originale maison de Cesar Manrique (1919-1992), artiste local, peintre, sculpteur, architecte. Cette maison, en partie sous la surface du sol, occupe cinq de ces vastes bulles qui se forment dans la lave lors de son écoulement : l’une constitue un salon, une autre une chambre, dans une autre, qui a éclaté en s’ouvrant à la surface, a été aménagé un jardin, parfaitement protégé du vent, avec cascade et piscine.
Lanzarote - Maison de Cesar Manrique: Fresque murale sur la façade / Un salon / La piscine
Puis nous visitons la grotte de Jameos del Agua, formée également dans un tube gigantesque gonflé par les gaz dans la couche de lave en fusion. Un lac souterrain d’eau de mer d’infiltration est habité de minuscules crabes blancs aveugles. En plusieurs endroits, le plafond effondré a donné naissance à de vastes espaces à l’air libre, aménagés (là encore par Cesar Manrique) en superbes jardins, les uns avec restaurants, un autre avec un petit lac à l’eau couleur lagon.
Lanzarote - Site de Jameos de Agua: Le tunnel et son lac souterrain / Le lac extérieur
Du haut du Mirador del Rio, au sommet d’une falaise de 475m de haut, nous admirons le panorama sur la petite île de La Graciosa, entourée d’eaux bleu turquoise, avec ses volcans en miniature, et le minuscule village de pêcheurs de Caleta de Sebo. L'île de La Graciosa (700 habitants), auparavant rattachée à Lanzarote, a acquis en 2018 le statut administratif de huitième île de l'archipel.

Lanzarote - Vue sur l'île de La Graciosa depuis le Mirador del Rio
Dans la soirée, notre navire quitte Arrecife pour Las Palmas de Grande Canarie, une mer prévue trop agitée le lendemain rendant l'escale prévue à Fuertenventura trop hasardeuse.
Jour 3 – Lundi 9 mars 2026 – Grande Canarie : Firgas et le Nord
Grande Canarie est une île circulaire ceinturant un massif volcanique culminant à 1.956 mètres et peuplée d’environ 800.000 habitants, dont près de la moitié est concentrée au nord à Las Palmas. Elle vit principalement du tourisme, particulièrement développé au sud, qui est protégé des alizés qui balaient la partie nord de l’île.
Partis dans l’après-midi sous un temps maussade vers le nord de l’ile, sur un réseau routier remarquable de conception et d’entretien comme constaté partout aux Canaries, nous avons atteint le village historique de Firgas qui s’enorgueillit d’une pittoresque rue-promenade en pente, créée en 1995, avec une parie centrale constituée de tableaux en céramiques reproduisant les sept îles des Canaries. La partie basse de la rue est bordée de bancs, également carrelés de céramiques colorées, représentant chacun une des villes de Grande Canarie. Le village est réputé depuis fort longtemps pour la qualité de ses eaux de source, les eaux de boisson les plus pures de Canaries, utilisées également pour l’irrigation et la meunerie. Le long de la place du village, une canalisation couverte permettait aux lavandières de laver leur linge, dans des fenêtres aménagées dans la paroi.
Grande Canarie - Firgas - La rue avec tableaux en céramique / Les bancs en céramique / Fenêtre sur le canal-lavoir
Nous avons rejoint ensuite la fraîche et verdoyante vallée d’Agaete, connue pour ses plantations de café arabica, qui sont les seules plantations de café de l’Union Européenne (si l’on excepte la France d'outre-mer), mais aussi les plus septentrionales au monde. Nous sommes accueillis à la Finca de la Laja, une petite exploitation artisanale cultivant, outre le café, les oranges, les goyaves, les bananes et la vigne, où nous ont été montrés les claies de séchage des grains de café et le matériel artisanal de torréfaction. Nous avons pu en déguster les productions : le café, particulièrement aromatique, et le vin, peut-être pas un grand cru. Une boutique propose des sachets de café (à un prix à peine inférieur à celui de la poudre d'or 😉).
Grande Canarie - Vallée d'Agaete - Culture du café / Séchage / Torréfaction
Cette nuit, le navire reste à quai à Las Palmas.
Jour 4 – Mardi 10 mars – Grande Canarie (le Nord-Est)
Après une demi-heure, nous atteignons le Belvédère de Los Cuartos. Situé à 574 mètres d'altitude, il constitue un excellent point d’observation de la Caldera de Bandama, d'un diamètre de 1 km et profonde de 216 mètres. On peut observer les diverses strates géologiques constituant les parois de ce cratère effondré.

Grande Canarie - Caldera de Bandama
La végétation y est abondante, car le Nord de l’ile, exposé aux alizés, est plus arrosé que le Sud.
Le car nous ramène ensuite à Las Palmas, où nous visitons le quartier de la vieille ville, Vergueta, noyau fondateur de Las Palmas à la fin du XVe siècle. Après avoir parcouru quelques ruelles typiques, nous découvrons le marché couvert, proposant fruits, légumes et poissons locaux.

Grande Canarie - Sur le marché traditionnel de Vergueta
C'est dans ce quartier de Vergueta que nous visitons également la "Casa de Colón", musée dédié à Christophe Colomb, aménagé dans une belle demeure double typiquement canarienne, au porche de pierre de lave verte et aux balcons de bois sculpté, où le navigateur a passé quelques nuits lors de ses passages sur la "route des Indes" en 1502. Sous des plafonds peints à caissons sont exposés cartes marines, instruments de navigation et maquettes des trois navires de sa première expédition.
Grande Canarie - Las Palmas - Musée de Christophe Collomb - L'entrée / Maquettes de la Pinta et de la Niña
Retour au bateau pour le déjeuner et, à 14h 30, départ pour Arucas, petite localité du Nord de l'île, qui fut prospère au XIXe siècle grâce à la culture de la cochenille. De ce petit insecte, cultivé sur les figuiers de barbarie, était extrait le carmin, un colorant naturel rouge vif utilisé pour colorer les tissus, les aliments ou les cosmétiques, une des principales ressources des Canaries de ce siècle.
Nous faisons un tour sur la place centrale avec son imposante Iglesia San Juan Bautista en pierre de lave gris foncé, de style néo-gothique, vestige de la grandeur passée de la ville.

Grande Canarie - Arucas - La cathédrale de lave noire, surveillée par quatre chiens en bronze
Puis nous allons visiter les jardins dits "de la marquise d’Arucas", où l'on trouve quelques 400 plantes tropicales et cactus, sans oublier les paons qui paradent, les coqs qui chantent et la dégustation de liqueur de banane.
Grande Canarie - Arucas - Les jardins de la marquise
Mais il est déjà l’heure de quitter ce lieu paradisiaque pour rejoindre la ville de Teror, plus au Sud.
Dommage que le soleil soit encore absent pour flâner dans les rues pavées, entre des façades aristocratiques, aux balcons en bois sculpté ou en fer forgé.
Quelques gouttes de pluie nous font nous réfugier sous le gigantesque ficus de la place ou à l'intérieur de la Basilique de Notre-Dame du Pin. Celle-ci est dédiée à la sainte patronne de la Grande Canarie, vénérée avec ferveur dans toute l'île, notamment lors d'une procession colorée le 8 septembre.
Grande Canarie - Teror - La rue principale / La Basilique de Nuestra Señora del Pino
De retour à bord, la journée se termine par un spectacle organisé par les membres de l’équipage. A notre grande surprise, plusieurs talents vocaux et chorégraphiques se révèlent. Bravo à eux!
Nouvelle nuit à quai à Las Palmas.
Jour 5 – Mercredi 11 mars – Grande Canarie (le Sud)
L’excursion de ce matin nous conduit vers les plages du Sud, zone la plus touristique de l’ile. Au-delà de l’aéroport le paysage de collines devient désertique, ne bénéficiant pas de l’humidité apportée dans le Nord-ouest par les alizés. De ce fait, le grand soleil et la chaleur sont là pour la première fois depuis le début de la croisière, et le bleu du ciel se confond avec celui de la mer.
David, conférencier de la Belle des océans qui sert de guide pour cette excursion improvisée, explique que les premiers étrangers en villégiature, Anglais et Allemands, choisissaient au début le nord de l’ile pour son climat supposé propice au traitement de la tuberculose. Ce n’est qu’au début des années 60 que s’est développé le tourisme balnéaire, qui a pris possession des plages du sud, la Playa del Inglès étant la plus célèbre.
Des champs d’éoliennes terrestres et maritimes cèdent la place à des immeubles bas et maisons individuelles sur plusieurs lignes en bord de mer. Notre premier arrêt est à Maspalomas, à l’extrême Sud de l’île, station plutôt chic avec ses hôtels de standing et ses boutiques de luxe, réputée pour son étendue de 400ha de dunes le long de la mer, avec leur sable fin et doré, qui évoquent le Sahara, en modèle réduit.
Grande Canarie - Maspalomas - Les dunes
Changeant avec la fraîcheur et la grisaille des jours précédents, l’ambiance est ici aux vacances, avec de nombreux estivants en short et en maillot de bain. Cette station est – paraît-il – réputée pour son tourisme gay, ses fêtes et ses spectacles de drag-queens… ce que notre petit tour jusqu’aux dunes ne nous aura pas permis d’apprécier.
Le car nous conduit ensuite un peu plus à l’Ouest, à Puerto Rico. Autre station, autre ambiance, celle-ci est consacrée au tourisme de masse, tel qu’on le conçoit en Europe du Nord. Les versants de la vallée profonde sont entièrement couverts d’immeubles juxtaposés à touche-touche, en terrasses, tous identiques, qui présentent plus d’analogies avec Sarcelles qu’avec l'ile américaine du même nom. Ceci peut sembler l’exemple même de ce que l’urbanisme ne doit pas être. La station s’étend sur près de deux kilomètres, entièrement construits depuis le fond de vallée jusqu’au sommet des collines. Ironiquement, la vallée se termine par une plage minuscule qui semble sans commune mesure avec les milliers de vacanciers qu’elle est supposée accueillir… heureusement que chaque résidence semble disposer de sa propre piscine.

Grande Canarie - Puerto Rico, ses résidences de vacances et sa plage
Quittant cette vision de cité-dortoir, nous longeons la côte Sud-ouest sur la belle autoroute traçant tout droit, franchissant les collines par de nombreux viaducs et tunnels, pour atteindre Puerto de Mogan, surnommée "petite Venise des Canaries" en raison de quelques modestes canaux dans son centre-ville. Le petit village est charmant, avec ses maisons colorées tapissées de bougainvilliers et son petit port de pêche. Son port de plaisance, plus récent, rappelle plutôt Port-Grimaud ou le Grau-du-Roi. L’ambiance est aux vacances et très animée avec ses nombreux bars, restaurants et boutiques.
Grande Canarie - Puerto de Mogan
Cette excursion s'est avérée une belle découverte d’un aspect qui nous était jusqu’alors inconnu de ces îles: les stations balnéaires et les plages.
David nous informe que les prix de l’immobilier, en hausse depuis le Covid, sont de 5 à 6000 euros le m2 dans le sud (bien plus pour les maisons face à la mer) ce qui pose des problèmes à la population locale qui, avec un SMIC à 1200 euros est incapable d’acheter ou louer, face aux étrangers de plus en plus nombreux.
De retour sur notre bateau, après une excellente paella "d’Andalousie", notre après-midi est libre, animé par une conférence de David sur les volcans et la visite de la timonerie du navire. Certains d’entre nous ont choisi de visiter le splendide et récent "Acuario Poema del Mar", l’ensemble d’aquariums situé dans le port de Las Palmas, dans un décor de jungle aquatique. Une belle immersion dans les milieux marins des cinq continents avec pour point d’orgue, dans le spectaculaire bassin de 36 mètres de long, l’alimentation des raies géantes par des plongeurs, qui cependant ne quittent pas des yeux les évolutions des requins qui évoluent dans le même bassin…

Grande Canarie - L'aquarium Acuario Poema del Mar à Las Palmas
En soirée, une séance de karaoké nous a permis de constater que notre petit groupe comprenait deux (quasi…) doublures de Johnny et Aznavour…
Le bateau ayant repris la mer pour La Gomera, nous nous apprêtons à passer la nuit en étant doucement bercés par les vagues annoncées de 3 mètres 50…
Jour 6 – Jeudi 12 mars 2026 – La Gomera
Après cette navigation de nuit, nous découvrons au petit matin la petite île de La Gomera. Il est 7h30 et le soleil éclaire le petit port de San Sebastian, ville principale de l'île, niché dans l’échancrure d’une vallée basaltique. Les habitations s’échelonnent sur les versants montagneux avoisinants, sous la protection d’une statue du Christ qui nous rappelle la piété populaire de ces îles.

La Gomera - Arrivée au port de San Sebastian
Le matin, nous nous dirigeons vers le Nord en car, avec un premier arrêt au Mirador de la Punta, d’où l’on peut admirer l’anse hachée de récifs de Santa Catalina ainsi que les plantations de bananes qui constituent la principale production de La Gomera. Mais ce qui attire l’attention est la vue au loin de Tenerife dans un voile de brume, avec le sommet triangulaire du Mont Teide, qui nous apparait entre deux couches de nuages, comme suspendu dans l’air.
La Gomera - Une vallée avec un barrage / Vue du mirador de la Punta avec au loin Tenerife et le Mont Teide
Lors d’un arrêt à Agulo, après un petit café, nous assistons à une démonstration de la fameuse manière de siffler des bergers, le Silbo (popularisé en France dans une chanson par le chanteur Féloche, qui a vécu un temps à La Gomera). C’est un véritable langage qui leur permettait de se parler d’une extrémité à l’autre d’une vallée. C’est très étonnant, on croirait entendre le chant modulé d’un oiseau.
Démonstration du Silbo,
langage sifflé

La Gomea - Piton de lave
solidifiée en "mine de crayon"
Puis nous nous dirigeons vers le Parc national de Garagonay.
Tout d’abord, on remarque un paysage marqué par l’érosion, dans lequel prédominent de grandes falaises côtières, des précipices profonds et des roches en forme de forteresse. Ceci est dû principalement au fait que, sur cette île, il n’y a pas eu d’activité volcanique depuis deux millions d’années.
A noter la présence de pitons volcaniques en forme de mine de crayon taillé, reliquats de la cheminée de lave, après cinq millions d’années d’érosion, qui ont fait disparaître le cône volcanique, fait de matériaux plus tendres.
Le Parc national de Garagonay nous accueille avec une brume qui lui donne un air un peu mystérieux. La forêt, dite "laurisylve", est caractéristique des versants exposés au alizés dans les îles de Macaronésie: dense et de type tropical humide, avec une végétation étonnante composée de grands arbres effilés car proches les uns des autres. Puis en certains endroits, les arbres sont au contraire enchevêtrés, recouverts d’une mousse verte filandreuse, et la lumière qui de nouveau fait son apparition donne une impression féérique. Les lauriers se présentent comme de vrais arbres et les bruyères en fleurs abritent à leur pied des fleurs extraordinaires par leur forme et leur couleur.

La Gomera - Parc de Garagonay - Forêt "laurisylve" caractéristique
Quand on gagne en altitude, la forêt cède la place à un ensemble de pitons à l'aspect inhospitalier et rocheux, qui est cependant l’habitat d’espèces florales exclusives de l’ile de La Gomera.

La Gomera - Fleurs dans le Parc de Garagonay
Cette toute petite île (370 km²), si différente des autres, nous a enchantés par la luxuriance et la beauté de sa végétation
Dans la soirée, nous quittons San Sebastian pour voguer vers l'île de Tenerife, avec une houle là encore assez soutenue pendant la nuit.
Jour 7 – Vendredi 13 mars 2026 – Tenerife
Après nous être réveillés dans le port de Santa Cruz de Tenerife, nous visitons le matin le Parc national du Teide, plus grand parc national des Canaries, inscrit en 2017 au patrimoine mondial de l’UNESCO. Sur 19.000ha s’entremêlent coulées de lave, volcans et cratères de toutes tailles, avec au centre du parc la spectaculaire caldera de Las Cañadas, dépression circulaire à fond plat résultant de l’éruption de 1909 qui a vidé une poche magmatique sous-jacente. Elle mesure près de 50km de circonférence et elle est surmontée par le pic du Teide, cône presque parfait qui, à 3.718m d’altitude, est le plus haut sommet d’Espagne.

Tenerife - Parc national du Teide - La caldera
Malgré le ciel bleu, le sommet du Teide se cache à nos yeux de quelques nuages blancs, mais on le devine, avec des coulées de neige qui dévalent ses pentes. Après être passés par un col à 2.300m d’altitude, où la température n’est que de 5°C et la neige encore présente dans les replis de terrain à l’ombre, nous atteignons le point de vue des Roques de Garcia, sur la crête de la caldera, à 2.100m d’altitude, d’où nous avons une vue d’ensemble sur la caldera et sur le mont Teide. Un paysage spectaculaire s’offre à nous, entièrement minéral, ponctué par des colonnes de basalte plus ou moins verticales, vestiges de cheminées de volcans faites de lave solidifiée, dénudées par l’érosion des scories volcaniques qui les entouraient au moment de l’éruption. Toute une palette de couleurs de roche s’offre à nous, du brun au rougeâtre (présence d’oxydes de fer), ou au bleu-vert (présence d’oxydes de cuivre). Les coulées de lave alternent avec les champs de pierres projetées par les éruptions.

Tenerife - Parc national du Teide - Cône volcanique du Teide / Les Roques de Garcia
Une falaise qui surplombe la route est particulièrement photogénique : coupe géologique des strates successives de lave, elle évoque des couches successives de vanille, chocolat, ou crème chantilly, ce qui lui a valu son surnom de la "Torta" (le gâteau).
Tenerife - Parc national
du Teide- La "Torta"
Notre guide nous explique comment la végétation se répartit sur les flancs des montagnes en fonction de l’altitude : de zéro à 200m, cactées et autres plantes succulentes, tantôt endémiques tantôt importées, qui se contentent de peu d’eau et résistent au vent, dont l’aloe vera, importée et cultivée pour son utilisation en cosmétique ; de 200m à 800m, forêts plus tempérées de type méditerranéen (oliviers) ; de 800m à 1.400m, forêts plus denses, la "laurisylve", plus humide en raison de la présence de bancs de brume surnommés "pluie horizontale" où règne en maître le pin des Canaries, majestueux conifère pouvant culminer à 20m, aux aiguilles longues et souples ; au-dessus de 2.000m, végétation rase de buissons et lichens, adaptée aux rudesses du climat d’altitude.
Une partie du parc a été ravagée en 2023 par un gigantesque incendie criminel, qui a détruit 15.000ha de forêt et nécessité le déplacement de 13.000 personnes. Mais, si les troncs des arbres sont toujours noirs, les branches ont déjà bien repoussé.
Après avoir déjeuné à bord, à 14h15 nous reprenons le car pour Puerto de la Cruz, la grande station balnéaire de la côte nord de Tenerife. Enfin avec du soleil!
Sur la route, nous nous arrêtons au point de vue dédié au botaniste allemand Alexander von Humboldt (qui y a sa statue) pour admirer la vaste vallée d’Orotava, ses plantations de banane à perte de vue et ses vignobles. La culture de la banane est, après le tourisme, la deuxième ressource des Canaries. Malheureusement le nuage de sable forme, comme ce matin au Teide, une brume qui couvre en partie la vallée.
Puis nous arrivons au jardin du "Sitio Litre", déformation de "Little", nom de la famille britannique de négociants qui posséda ce domaine au XVIIIe et au XIXe siècles et en développa le jardin dès 1774. La demeure de 1730 est toujours habitée. Seul le jardin se visite. Il est particulièrement luxuriant. On peut y découvrir, entre autres, la plus grande collection d’orchidées de l’île et le dragonnier (sorte de palmier au tronc unique et aux multiples branches) le plus grand et le plus ancien des Canaries (600 ans). Le domaine a accueilli plusieurs visiteurs illustres, comme le botaniste Alexander von Humboldt ou encore Agatha Christie, qui s'inspira de ce cadre pour y situer l'un de ses romans ("Le mystérieux Mr Quinn"). Après un rafraichissement nous profitons de ce lieu coloré pour faire la traditionnelle photo de groupe!

Tenerife - Portrait de groupe dans le Jardín de Orquideas Sitio Litre
Les reconnaissez-vous? (Patrick Artaud, Geneviève Bonneau , Marie-Catherine Daumas, Lucette Drouaut,
Ingunn Galtier, Elisabeth Moulliet, Hugues Pialoux, Béatrice Prouhèze, Jean-Marc Prouhèze, Bruno Thet)
Puerto de la Cruz est aussi le grand centre touristique du nord de Tenerife connu pour ses plages de sable volcanique noir. Le long du front de mer, très animé, se succèdent les piscines naturelles d'eau de mer de Lago Martiánez, un complexe aquatique conçu par l'architecte Cesar Manrique, déjà évoqué à Lanzarote, où s'entremêlent rochers volcaniques et végétation, solariums, cafés et restaurants.

Tenerife - Puerto de la Cruz - Les piscines d'eau de mer aménagées par Cesar Manrique
Nous nous promenons dans le centre piéton et commerçant de la ville, et le long de la Plage San Telmo. Non loin de là, des ruelles aux maisons blanches mènent à une église imposante, sur une place tranquille et arborée. "Nuestra Señora de la Peña de Francia" est dédiée à la Vierge noire dont le sanctuaire est situé sur la montagne du Rocher de France (dans la province de Salamanque). Elle a été créée en 1684 à partir d’un ancien ermitage, et sa tour en pierre noire a été ajoutée devant sa façade en 1898. Elle abrite plusieurs reliques et objets de culte, ce qui en fait un lieu majeur du culte catholique aux Canaries.

Tenerife - Puerto de la Cruz - L'église / Un dragonnier sur la place
Un dernier coup d’œil à la plage de sable noir et il faut reprendre le bus et rejoindre notre navire !
La journée – et la croisière – se terminent par une soirée folklorique canarienne avec des chanteurs et danseurs de Tenerife.
Plus qu'une nuit à passer à bord (à quai), puis un réveil tôt le matin, et le car nous ramène à l'aéroport international de Tenerife Sud. C'est le retour pour Paris...
Quelques mots sur La Belle des Océans et CroisiEurope

La Belle des Océans, l'un des trois navires de haute mer de CroisiMer
Notre navire et la compagnie de navigation CroisiMer, filiale pour la haute-mer de CroisiEurope, nous ont donné entièrement satisfaction. L’aménagement de ce navire de 130 passagers est particulièrement bien conçu, depuis la disposition des cabines, spacieuses, avec un coin salon, une vraie salle d’eau et de nombreux rangements, jusqu’à la piscine – dont le temps trop frais ne nous a malheureusement pas permis de profiter…
Le personnel (français pour l’accueil, croate pour l’équipage et philippin pour l’hôtellerie) est souriant et prêt à tout pour nous rendre la croisière agréable, allant jusqu’à nous offrir un spectacle presque professionnel de chants et de danses !
La cuisine à bord est remarquable, essentiellement française (on peut regretter de n’avoir goûté que peu de spécialités locales), très variée et copieuse (peut-être trop!).
Les excursions ont été parfaitement organisées, avec des guides compétents et intéressants, et d'un niveau de français dans l'ensemble plutôt satisfaisant.
La décision du commandant, de supprimer deux escales pour nous épargner d’avoir à subir des creux de plus de 3m, ce qui aurait été trop inconfortable pour certaines personnes (dont la moyenne d’âge était un peu élevée, reconnaissons-le), a peut-être été mal perçue par quelques passagers, mais force est de lui reconnaître qu’en faisant ce choix il a fait preuve du professionnalisme et du sens des responsabilités que l’on était en droit d’attendre de lui.
Textes et images: Patrick Artaud, Genviève Bonneau, Hugues Pialoux, Jean-Marc Prouhèze, Bruno Thet
Les Perles de l'Empire Austro-Hongrois
Croisière sur le Danube du 1er septembre au 8 septembre 2025
Jour 1 – Lundi 1er septembre 2025 – Paris-Vienne, embarquement et navigation vers Melk
Dans le car qui a récupéré à l’aéroport notre groupe de 45 personnes, notre guide nous fait dans un français parfait un rapide exposé sur l’historique de l’Autriche et de l’empire austro-hongrois. Après un tour de ville sur le Ring, boulevard circulaire autour du centre-ville de Vienne, nous découvrons les principaux monuments. Le car nous dépose devant la Basilique Saint-Etienne et chacun peut flâner au gré de ses envies.
Mais, bientôt 18h, il est temps de rejoindre le quai d’embarquement où se trouve notre bateau, le MS Beethoven, et de prendre possession de nos cabines. Il mesure 110 m de long et peut accueillir 180 passagers avec 34 membres d’équipage. Nous découvrons également un « pont soleil » où des transats et des chaises nous accueillerons tout au long de la croisière, nous pourrons ainsi admirer le paysage, nous reposer, ou lire.
A 19h15 a lieu la présentation de l’équipage.
Jour 2 – Mardi 2 septembre 2025, matin – Abbaye de Melk
Du haut de son rocher, l’Abbaye domine le Danube et s’élève vers le ciel, témoignant de la Foi de nos Ancêtres.
Melk est mentionnée pour la première fois dans un document officiel en 831, après les guerres menées par Charlemagne.
Léopold Ier de Babenberg y installe une communauté de chanoines. En 1014, le fils d’un roi irlandais, devenu Saint Coloman, mort en martyr près de Vienne, y est inhumé.
Peu de temps après, des Bénédictins remplacent les chanoines du Chapitre. L’Abbaye de Melk devient un monastère dans la tradition de Saint Benoît « ora et labora et lege » (prie, travaille et lis). Son essor est rapide : une école monastique voit le jour dès 1160, ainsi qu’un scriptorium (atelier de copistes).
Après une longue période chaotique, l’Abbaye retourne à une observance stricte de la Règle de Saint Benoît. Au XVIIIe siècle, sa reconstruction s’effectue dans le plus pur style baroque fastueux de l’époque : deux ailes reliées par une terrasse convergent harmonieusement, et encadrent l’abbatiale.
Aujourd’hui, l’école est devenue un grand lycée public qui compte plus de 800 élèves, ils y reçoivent une solide instruction ainsi qu’une formation religieuse.
Par un escalier assez raide, nous accédons au site qui arrive à l’orangerie, c’est là que nous prenons notre photo de groupe. Quelques personnes manquent : elles ont emprunté l’ascenseur, car l’escalier leur était difficile.
Nous franchissons le porche de Saint Benoît et arrivons dans la cour des Prélats, sa forme trapézoïdale donne une impression de profondeur, les façades simples et équilibrées font davantage penser à un palais et sont coiffées de statues d’Apôtres et de Prophètes.
Les fresques des frontons représentent les quatre Vertus cardinales (Prudence, Courage, Tempérance, Justice). Très endommagées et impossibles à restaurer, elles ont été remplacées en 1988 par des fresques de Peter Bischof. Ces peintures modernes, dont l’intensité des couleurs et la dynamique sont puisées dans l’art baroque, s’insèrent harmonieusement dans le cadre. Vous trouverez ci-dessous deux d’entre elles : la Prudence et la Tempérance.
Un escalier majestueux aboutit à la galerie des Empereurs le long de laquelle s’alignent les portraits de tous les souverains autrichiens, de Léopold Ier de Babenberg, jusqu’à Charles Ier de Habsbourg. Les appartements ont été transformés en un musée, qui regroupe du mobilier et des décors liturgiques : des reliquaires dont celui de Saint Coloman, d’une grande richesse.
Dans la Salle de Marbre, les inscriptions au-dessus de la porte indiquent son rôle « tous les hôtes doivent être reçus comme le Christ » selon la Règle de Saint Benoît. Seuls les chambranles des portes sont en marbre, en réalité les murs sont revêtus de stuc. Le plafond en bois et en trompe l’œil est plat, l’impression d’arrondi et de hauteur est fort bien rendue, la fresque glorifie la dynastie régnante.
En sortant, nous arrivons sur la terrasse qui relie la salle de marbre, à la bibliothèque et dégage la vue sur l’abbatiale. Les clochers sont déjà marqués par le style rococo. On retrouve sur la façade : Saint Pierre et Saint Paul, les deux saints Patrons de l’Eglise. Entre les clochers, le Christ ressuscité tient la Croix, symbole de la victoire sur la mort.

La Bibliothèque est l’une des salles les plus spectaculaires du monastère. La fresque du plafond est dominée par la représentation symbolique de la Foi. Les deux portes sont flanquées de quatre statues en bois, représentant : la Théologie, la Philosophie, la Médecine et le Droit. Elle contient environ 1800 manuscrits (dont le plus ancien date du début du IXème siècle) ; des ouvrages imprimés avant 1500 ; sans compter les ouvrages récents.
Depuis la bibliothèque, nous pénétrons dans l’église abbatiale, l’or, l’orange, l’ocre, le gris et le vert composent une harmonie chaude de formes et de couleurs.
Jour 2 – Mardi 2 septembre 2025 (suite), après-midi – Dürnstein
Pendant le repas navigation vers Dürnstein que nous atteignons en début d’après-midi.
Nous voilà partis pour une découverte libre de cette petite cité médiévale située au cœur de la vallée de la Wachau.
Elle est dominée par les ruines du château médiéval où le roi Richard Cœur de Lion fut maintenu prisonnier à la fin de la troisième croisade. Certains courageux ont pris le sentier un peu raide pour les atteindre !
Au centre du village l’abbaye de la congrégation des Augustins de Dürnstein déploie de superbes bâtiments de style baroque dont l’emblématique tour bleue.
La rue principale est bordée de maisons colorées, d’échoppes et de tavernes où sont proposés les produits de la Wachau, dont l’abricot qui est la base de nombreux articles tels que confitures et liqueurs.
Jour 3 – Mercredi 3 septembre 2025 – Bratislava
Le bateau ayant accosté dans la nuit à Bratislava, capitale de la Slovaquie, le début de l’excursion matinale se fait sous le soleil en bus pour monter se promener dans le parc du château royal qui domine la ville ; cet emblème de la ville est dénommé familièrement par les habitants « la table retournée » du fait de ses quatre tours de taille réduite aux quatre angles de la construction. Les transformations du château au 17e siècle lui donnent une forme très proche de celle connue actuellement, et après maintes dégradations il fut reconstruit dans sa forme originale entre 1953 et 1968.
Notre charmante guide nous fait délicatement partager ses opinions politiques bien occidentales et commente bien des choses sur la Slovaquie, 6 millions d’habitants, 50 000 km² membre de l’Union européenne depuis 2004 et frontalière de l’Ukraine dans sa partie Est, alors que la capitale Bratislava (500 000 habitants) est à l’extrême Ouest du pays, très proche de la Hongrie et de l’Autriche. Le salaire moyen en Slovaquie est de 1 000 €, mais tout semble bien coquet et paisible.
Avant janvier 2019 Bratislava se dénommait Presbourg, nom qui rappelle à certains le traité de paix signé le 26 décembre 1805 entre la France et l'Autriche, à la suite des défaites autrichiennes à Ulm et Austerlitz.
L’Université Comenius fondée en 1465 est la plus ancienne du pays. En 1536, après la conquête de l’actuelle Hongrie par l’Empire ottoman, Presbourg devint la capitale de la Hongrie royale, partie occidentale de la Hongrie médiévale.
Le château devient le siège de la diète et lieu de couronnement. Quand Marie-Thérèse d’Autriche devint reine de Hongrie en 1740, elle promit aux nobles du royaume qu’elle aurait deux résidences, l’une à Vienne et l’autre sur le territoire du royaume de Hongrie, au château de Presbourg.
Après le château, nous déambulons dans la vieille ville piétonne qui date du XVIIIe siècle, dédale de petites rues sinueuses, avec de nombreuses places, fontaines et est connue pour ses bars et cafés animés, une vie culturelle et nocturne intense, des eaux thermales en abondance, mais nous n’en avons pas eu le temps d’en profiter, quoique surpris par la sortie en pleine ville d’un technicien des égouts.
Dans l’après-midi nous quittons Bratislava et la Slovaquie, et naviguons sur plus de 350 kilomètres, en Hongrie cette fois, mais le bateau est rapide, et le soleil présent !
Une particularité de cette navigation est le passage de l’écluse du barrage Gabcikovo situé à 1 819 km de l’embouchure du Danube dans la Mer Noire et qui marque la fin de la partie canalisée du Danube. Le barrage a été construit entièrement sur le territoire de la Slovaquie alors en conflit économique avec la Hongrie, débuté en 1977 sous l’ère soviétique et inauguré en 1992 après la chute du Rideau de fer en novembre 1989.
Tout l’après-midi le bateau longe le parc paysager protégé de Dunajské Luhy, terre marécageuse environnement propice aux espèces d’oiseaux rares, une des plus importantes aires de nidification, territoire ornithologique exceptionnel qui toutefois, ce jour-là, nous a bien caché ses merveilles.
Jour 4 – Jeudi 4 septembre 2025 – Kalocsa – Budapest
Nous débarquons à Kalocsa, petite ville riche d’une cathédrale baroque et capitale du paprika (poudre de poivron rouge séché). Dans le car, le guide nous parle de la Hongrie : une population de 12 millions, la culture du paprika, le Danube qui parcourt 417 km à travers le pays son président, Viktor Orban, autocrate pratiquement élu à vie, une langue difficile à apprendre, 500 sources thermales…
Nous admirons la belle place baroque, où, paraît-il, Frank Liszt aimait se promener, devant la cathédrale et le palais archiépiscopal.
Puis nous visitons la Maison des Arts Populaires de la ville, une petite maison typique de presque 200 ans aux murs chaulés et au toit de chaume, qui abrite un musée de la broderie, avec de très belles pièces, sur des supports variés, où le rouge et le bleu illuminent les murs blancs. Dehors, un jeune couple pose, en tenue folklorique, une souriante grand-mère peint des motifs multicolores également sur des œufs, une autre brode…
Kalocsa se trouve au centre de l’immense steppe de la Puszta, habitée par des bergers et des vachers cavaliers proches des cosaques.
Le car nous dépose dans une vaste propriété dévolue à l’élevage des chevaux et à la culture de « l’or rouge » du pays, le paprika, dont un petit musée nous fait découvrir les nombreuses vertus : vitamines A, C et E, magnésium et potassium. Il existe en deux versions, le doux et le (très) pimenté.
Après un tour rapide de la propriété en char à bancs, nous assistons à une étonnant spectacle équestre présenté par des cosaques en large pantalon bleu avec chapeau à plumes, menant des attelages de quatre, six, et même dix chevaux. Le clou du spectacle est un cavalier debout sur la croupe des deux derniers de dix chevaux menés ensemble, sans qu’ils soient reliés par un quelconque attelage !
Après le déjeuner, la navigation reprend vers l’amont. Peu de changement dans le décor depuis la veille : de grands arbres verts bordent les rives et cachent l’horizon. De de temps en temps, un bateau passe, une petite plage se découvre, un clocher émerge… Parfois la chance est là, et en une seule photo, on englobe le pont et le clocher. Nous atteignons Budapest pour le dîner, il fait nuit noire !
Jour 5 – Vendredi 5 septembre 2025, matin – Budapest
Nous visitons le matin Budapest. La capitale hongroise est née de la fusion en 1873 de la ville de Buda en haut de la colline escarpée qui domine la rive droite du Danube, et de Pest, qui s’étend dans la plaine sur la rive gauche.
Notre circuit rive gauche nous fait passer près de la grande synagogue de Dohàny utca, dans le quartier juif de Pest, seconde plus grande synagogue du monde (après celle de New York) qui peut accueillir 3 000 personnes.

L’avenue Andrassy, comparée aux Champs Elysées, nous conduit jusqu’à la Place des Héros avec ses sculptures monumentales.
Elle a été baptisée « Place des Héros » en 1932 en mémoire aux soldats hongrois tombés au cours de la première guerre mondiale.
L'aménagement de la place à partir de 1896 s'inscrit dans une série de grands travaux célébrant le millénaire de l'installation dans la plaine hongroise des Magyars, peuplade ayant migré de l’Asie centrale et de Russie pour peupler la Hongrie.
Nous partons ensuite à pied dans le grand parc de Varosliget où se situe le château Vajdahunyad et les thermes de Szechenyi.
Seconde halte pour visiter la Basilique de Saint Etienne, plus grande église de Budapest, édifiée à la fin du XIXe siècle dans le style néoclassique. Elle est consacrée à Etienne 1er, premier roi de Hongrie au Xe siècle, qui a été canonisé en 1083 pour avoir évangélisé son pays, devenu le saint patron de la Hongrie. L’intérieur de cette basilique est imposant et la décoration particulièrement riche.
Nous traversons le Danube et quittons Pest pour la colline de Buda, où se trouve le Palais Royal, château historique des rois de Hongrie. Il a été en grande partie détruit au cours de la 2e guerre mondiale. Sa reconstruction a débuté en 1960 et elle continue encore de nos jours. Sur la colline se trouvent également la résidence du Président de la République et les bureaux du gouvernement.
A partir des jardins du Palais Royal, nous pouvons voir sur l’autre rive le magnifique Parlement de Budapest.
Jour 5 – Vendredi 5 septembre 2025 (suite), après-midi libre dans Budapest
Certains choisissent une activité particulièrement prisée à Budapest : se rendre au bain public. Il y a plus d’une centaine d’établissements thermaux dans la ville, alimentés par autant de sources chaudes d’où l’eau sort à plus de 70°. Il suffit de traverser le pont de la Liberté, proche du bateau, pour atteindre l’un des plus célèbres, le complexe thermal adossé à l’hôtel Gellért. Ces bains ont été construits dans le style Art Nouveau en 1918, mais les premiers thermes sur ce site remontent au XVe siècle. Ils comprennent plusieurs bassins, à différentes températures, à l’intérieur ou en plein air, certains à remous, d’autre assez peu profonds pour s’asseoir et y bavarder, lire le journal ou jouer aux échecs, pendant des heures, jusqu’à en avoir les doigts blancs et fripés.
D’autres ont choisi de visiter le Musée national hongrois, consacré à l’histoire de la Hongrie. La pièce la plus emblématique en est le manteau du couronnement, en soie pourpre brodé de fil d’or, porté lors de son investiture par le roi Saint-Etienne, premier roi de Hongrie, puis par tous les souverains hongrois. La pièce la plus pittoresque est probablement la main de la statue monumentale en bronze de Staline, déboulonnée et dépecée à la chute de l’URSS.
D’autres enfin ont choisi de faire leurs emplettes au Grand Marché couvert. Alors que le rez-de-chaussée est consacré à l’alimentation, avec un grand choix de charcuterie locale et de foie gras d’oie, dont la Hongrie est le deuxième producteur au monde derrière la France, au premier étage un grand nombre d’artisans proposent des bibelots, des articles en cuir, et de belles nappes brodées aux motifs floraux multicolores typiques de la Hongrie.
Après le dîner à bord, nous assistons à la Maison des Hongrois à un spectacle de danses folkloriques hongroises. Un petit orchestre réuni autour d’un joueur de cymbalum (sorte de piano avec des cordes horizontales sur lesquelles on frappe avec des petits maillets tenus entre les doigts) joue des airs entraînants : on a reconnu les Danses hongroises de Brahms, la Valse No 2 de Chostakovitch, le sirtaki de Zorba le Grec (la musique est décidément internationale et universelle), et pour finir la célèbre Marche de Radetzki de Johan Strauss. Deux couples de danseurs aux tenues folkloriques virevoltent, l’un des danseurs rythme la cadence en tapant du plat de la main sur ses bottes et ses jambes à une vitesse hallucinante, puis les deux danseuses nous font une démonstration de danse (un peu moins rapide quand même) avec une carafe de vin posée sur la tête. Malgré notre attente secrète, elles ne les ont pas fait tomber.
Après notre retour au bateau, nous larguons les amarres et continuons à remonter le Danube. Nous traversons Budapest de nuit avec ses monuments magnifiquement éclairés. Sur la rive droite, la colline de Buda surmontée de son château. Sur la rive gauche, côté Pest, le siège du Parlement hongrois. C’est dans cet imposant bâtiment de style néo-gothique, construit au début du XXe siècle, que siègent les deux chambres du parlement depuis 1902. Et c’est sous son dôme central qu’est exposée la couronne royale de Saint-Etienne, premier roi de Hongrie.
Un adieu majestueux pour conclure notre visite d’une ville à l’histoire riche et à l’architecture admirable.
Jour 6 – Samedi 6 septembre 2025 – Esztergom – navigation vers Vienne
Nous découvrons au petit matin la petite ville d’Esztergom, capitale de la Hongrie du Xe au XIIIe siècle et berceau de son histoire.
Notre bateau s’est amarré au pied de la basilique Saint-Adalbert, de style néoclassique, qui semble nous inviter à la découvrir.
Peu après l'occupation magyare du bassin des Carpates (années 890-900), le grand-prince Géza choisit Esztergom comme centre de son pouvoir. C'est dans cette ville que nait son fils, Vajk, lequel y est baptisé sous le nom d'Étienne puis couronné roi de Hongrie en 1001. Tous les rois de Hongrie y seront couronnés jusqu’à la chute de l’Empire Austro-Hongrois en 1916.
Sous le règne d'Étienne 1er, Esztergom devient le centre religieux du royaume, avec la première cathédrale de Hongrie, qu'il dédie à son instructeur, Saint-Adalbert. La ville devient un important foyer culturel, qui attire des savants et artistes de toute l'Europe, jusqu’à l’interruption de son développement par l'occupation ottomane de la ville en 1543. Les Ottomans en font la capitale du Sandjak d'Estergon. Sa libération définitive n'intervient qu'en 1683 lors de la bataille de Párkány, dont le roi polonais Jean III Sobieski sort victorieux
Elle cédera à Budapest le rôle de capitale de la Hongrie en 1867.
C’est au début du XIXe siècle qu’est édifiée l’actuelle cathédrale Saint-Adalbert, dont le dôme central s'élève à près de 100 m. Le compositeur hongrois Franz Liszt composa une Missa solemnis qui y fut jouée lors de son inauguration. L’intérieur de l’édifice étant en restauration, nous nous attardons longuement sur le trésor. Un étage entier expose de nombreux objets sacrés d’une valeur exceptionnelle : vêtements, chasubles, ostensoirs, calices, ciboires. Les soieries, les broderies au fil d’or et d’argent, la finesse des incrustations de perles, pierres précieuses, émaux, le calice d’or offert par l’impératrice Marie-Thérèse, tout cela scintille depuis des siècles.
Les courageux qui ont gravi les 400 marches jusqu’à la coupole, ont pu embrasser d’un regard le cours du Fleuve et le site de cette calme petite ville.
Nous flânons dans les rues de cette charmante petite ville.
Jour 7 – Dimanche 7 septembre 2025, matin – Le Palais de Shönnbrunn et le centre de Vienne
Au programme de ce matin, la visite en car de Vienne et celle d'un de ses deux palais symboles de la puissance de la dynastie des Habsbourg, leur résidence d'été, le palais de Schönbrunn.
Avec notre guide « la dame au chapeau noir » qui, dans un excellent français, saura faire revivre avec beaucoup d’humour la Vienne de 1850 à nos jours, nous empruntons le Ring, vaste avenue en fer à cheval enserrant la vieille ville sur la tracé des anciens remparts. Le Ring s’enorgueillit de superbes bâtiments et places : Opéra, Palais Coburg, Place Schwartzenberg, zone des musées, église St Charles…
Puis nous nous dirigeons vers le « Versailles » des Habsbourg : le château de Schönbrunn. Ce palais, résidence d’été des souverains, porte la marque de l’impératrice Marie-Thérèse (mère de Marie-Antoinette) qui l’a fait construire à la place d’un pavillon de chasse près d’une « belle source » d’où son nom en allemand. L’ensemble compte plus de 1 440 pièces (nous ne les visiterons pas toutes…), dont une partie est aujourd’hui louée en appartements.
L’heure matinale nous évitera les queues à l’entrée. La guide nous fait remarquer à l’intérieur le sol en pavés de chêne, matériau plus abondant à l’époque et moins sonore que les pavés en pierre sous les pas des chevaux et les roues cerclées des carrosses. Un escalier monumental nous mène à la Grande Galerie longue de 47 mètres avec ses lustres magnifiques en cristal, suivie de la Petite Galerie, de 18 mètres seulement(!). Ces deux pièces servaient pour les réceptions, un monte-plat amenant les plats depuis les cuisines. Le protocole prévoyant le départ de chacun dès que les bougies étaient usées, elles étaient de taille différente selon que l’Empereur souhaitait que ses hôtes restent plus ou moins longtemps.
La visite continue par une succession de pièces, cabinet chinois, salle des batailles, salon des vieilles laques, salon Napoléon (qui y a résidé à deux reprises lors des occupations de Vienne) avec les souvenirs (dont le masque mortuaire) de son fils, l’Aiglon, assigné à résidence dans ce palais où il est mort en 1832, cabinet de travail de Marie-Thérèse, bureau de François-Joseph, salon de Sissi…
Après ce « défilé » rapide nous disposons de temps pour une promenade dans le superbe parc fleuri avec une vue sur la Gloriette réalisée fin du XVIIIe siècle.
En route pour le centre de Vienne, nous remarquons depuis le car, sur la façade d’un hôtel, une plaque surprenante avec un portrait en bas-relief de Staline… qui a brièvement séjourné ici en 1913. Elle a été apposée en 1949, alors que Vienne, comme Berlin, était encore divisée en quatre secteurs d’occupation (époque de la légende de Vienne « nid d’espions » et du film « Le troisième homme »). Dans leur secteur, les Soviétiques avaient apposé cette plaque qui n’a pas bougé depuis en vertu d’un accord passé lors de la libération du pays en 1955.
Nous retrouvons le Ring avec ses monuments, dont l’imposant bâtiment de l’Opéra. Il fait aujourd’hui l’admiration de tous, mais il fut très critiqué par les Viennois lors de sa construction, entrainant le suicide d’un de ses architectes et le décès par crise cardiaque du second, avant même l’inauguration. Le bâtiment a été détruit aux deux-tiers pendant la seconde guerre mondiale, puis a été restauré à l’identique.
A pied, nous empruntons une rue commerçante, la ruelle des Grecs, nommée ainsi à cause de la coutume des mariages des princes Autrichiens avec des princesses byzantines qui ont entraîné à leur suite l’arrivée de commerçants grecs. C’est en 1685 qu’un cafetier grec reçut le privilège impérial de vendre café et thé dans ce secteur, fondant ainsi le premier des fameux Cafés Viennois (terme, nous a expliqué notre guide, qui désigne un établissement et non une boisson, inutile donc d’y commander un « café viennois » !
Nous arrivons à Stephansplatz, point central de la ville, qui est une place plutôt étroite sur laquelle se dresse la magnifique cathédrale Saint-Etienne. Sur son toit, très visible car très pentu, des tuiles vernissées multicolores dessinent d’un côté des motifs en chevrons et de l’autre le blason de l’Autriche-Hongrie avec l’aigle héraldique à deux têtes. La cathédrale est flanquée d’une unique tour latérale de 136 mètres, la seconde étant restée inachevée faute de budget… Son style gothique tranche avec les bâtiments baroques du quartier qui l’entoure. Le nef centrale, très haute, a été très remaniée et redécorée dans le style baroque.
En regagnant notre bateau à quai pour déjeuner, nous longeons le parc du Prater, immense parc d'attraction célèbre pour sa Grande Roue, construite à la fin du XIXe siècle, qui est la plus ancienne encore en service dans le monde.
Nous apercevons le quartier moderne de l’autre côté du Danube, avec à gauche la tour conçue par Dominique Perrault, aujourd'huil le plus haut édifice d’Autriche avec ses 250 mètres et 62 étages.
Par contraste, sur notre rive, face au bateau, se dresse l’église St-François d’Assise, d’un style très différent des autres églises viennoises, qui fut édifiée pour le jubilé des 50 ans de règne de François-Joseph en 1898.
Jour 7 - Dimanche 7 septembre 2025 (suite), après-midi – Viennea
Le second palais des Habsbourg, appelé la Hofburg, leur résidence d’hiver, est situé dans le centre de Vienne. Il s’est étendu au fil des siècles, et compte plus de 2 600 pièces. De la cour intérieure, on distingue les styles successifs, très différents:
- le noyau primitif, construit au XIIIe siècle, avec sa vieille porte rouge portant l’empreinte des deux poulies servant à la fixation des chaînes du pont levis, à l’époque où c’était un château fort ;
- l’aile de Léopold, datant du XVIIe siècle, aujourd’hui résidence officielle du Président de la République,
- l’aile d’Amélie, datant du XVIe siècle, avec sur sa façade une horloge et une sphère donnant les phases de la lune ;
- l’aile de la Chancellerie, de style baroque, datant du XVIIIe siècle, qui abritait les appartements impériaux et aujourd’hui le musée Sissi, dont la façade est surmontée de la couronne du Saint-Empire Romain-Germanique.
Au centre de la cour, une statue de l’empereur François 1er d’Autriche.
Le musée consacré à l’impératrice Elisabeth (née Elisabeth de Wittelsbach), dite « Sissi », est établi depuis 2004 dans les appartements impériaux du palais à la suite d’une exposition marquant en 1998 le 100e anniversaire de l’assassinat tragique de l’impératrice. Organisé en deux parties, il dévoile la personnalité de Sissi sous deux angles « comment on la voit » et « sa vraie vie ».
L’exposition commence par son masque mortuaire révélant sa grande beauté.
Pendant toute sa vie, Sissi a cherché à fuir ses obligations d’impératrice et la rigueur de la cour de Vienne. Mariée à 16 ans avec François Joseph Ier, son cousin germain, elle déclarait déjà « tout serait bien s’il n’était pas empereur ». Celui-ci avait été éduqué dès son plus jeune âge dans la perspective de son règne, et il est monté sur le trône à l’âge de 18 ans. Cette vie contrastait avec sa propre éducation, basée sur la liberté.
La ville de Vienne sans ses concerts ne serait pas Vienne. La soirée se poursuivit tout naturellement par un concert au palais Eschenbarch, inauguré en 1872 par l’empereur François Joseph Ier. L’assistance a été emportée dans le monde musical de Johann Strauss (dont on célèbre en 2025 le 200e anniversaire), de Mozart et d'Offenbach. Morceaux divers, polkas, valses, et chants lyriques se sont alternés pendant une heure et demie pour le plus grand plaisir de notre groupe.
Jour 8 – Lundi 8 septembre 2025 – Vienne-Paris
Dès le petit déjeuner pris, le car nous conduit à l'aéroport. Notre retour se déroule sans problème.
Merci à Gérard Parandire, l'organisateur de ce voyage, et à bientôt pour de nouvelles aventures!
Croisière Les Cyclades et le Dodécanèse, îles secrètes de la mer Egée, Athènes, berceau de la civilisation
du 5 au 12 Juin 2022

Dimanche 5 juin 2022 : PARIS – ATHÈNES
Les 28 participants partis de Charles de Gaulle à 11 h 15
arrivent à Athènes à 16 h (soit 15 h heure de Paris). Après transfert en bus jusqu’au Port du Pirée, installation sur le bateau.
"La Belle Adriatique"

Lundi 6 juin 2022 - ATHENES : L’ACROPOLE ET LE CAP SOUNION
L'Acropole
Le site était consacré à la déesse Athéna, protectrice de la ville.
Le temple monumental du Parthénon a été construit à l’initiative de Périclès entre 447 et 438 av. JC.
Le Cap Sounion
Athéna ayant eu son temple sur l’Acropole, Poséidon a eu droit à un temple, mais en dehors d’Athènes, au Cap Sounion, extrémité stratégique sud de la péninsule de l’Attique à une quarantaine de kilomètres au sud d’Athènes

Mardi 7 juin 2022 matinée – Île de DÉLOS
L’île de Délos était considérée comme l’ile sacrée d’Apollon, lieu où le dieu est censé être né. C’est à partir de 314 av JC que Délos devient indépendante d’Athènes, 30 000 personnes y vivaient puisqu’il y avait de l’eau potable.
Le port était un des grands ports de commerce de la mer Egée (esclaves, marchandises).


Mardi 7 juin 2022 après-midi – Île de MYCONOS ou MIKONOS
L’île est très minérale : peu de champs cultivés, de plantations et de végétation sauvage.
La culture des céréales, la vigne, la pêche et la construction occupent
20 % des emplois. Les 80 % restant sont dédiés au tourisme.


Mercredi 8 juin 2022 – Île de KOS
Kos fait partie du Dodécanèse (ensemble de 12 îles) au sud-est de la Turquie. Il s’agit de la dernière partie du pays rattachée à la Grèce en 1948 ; l’île a été occupée successivement par les Ottomans, les Italiens, les Allemands et sous contrôle des Anglais.


Jeudi 9 juin 2022 en matinée – RHODES
Rhodes l’île aux roses est la plus grande île de l’archipel grec du Dodécanèse sur la mer Egée, la plus près de la Turquie.


Jeudi 9 juin 2022 après-midi – LINDOS à Rhodes


Vendredi 10 juin 2022 – SANTORIN
Le bateau arrive dans la caldeira (immense cratère immergé suite à une explosion vers 1500 avant J.C .qui a alors dévasté la Crète et -peut-être- fait disparaitre l’Atlantide) entourée de hautes falaises au sommet desquelles se nichent de petits villages blancs est grandiose.

Samedi 11 juin 2022 - PAROS
C’est la troisième plus grande ïle des cyclades et sa capitale et son port « Parikia » furent le principal carrefour maritime de l’antiquité grâce à son marbre. Ce marbre, le plus translucide au monde, a servi à la réalisation de nombreux chefs-d'œuvre de la sculpture dans l’antiquité.

Dimanche 12 juin 2022 – ATHÈNES – PARIS
Du Port du Pirée où nous avons accosté tôt le matin, vers l’aéroport. Nous y arrivons vers 10h00. Une longue attente, nous invite à fréquenter les boutiques de l’aérogare. Le décollage prévu à 13h10 n’aura lieu qu’une heure plus tard.
Arrivés à Paris, les croisiéristes remercient pour l’organisation de cette croisière et la plupart exprime le souhait de renouveler ce type de voyage sur une autre destination.

Adresse postale
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Bât. PEMBA
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le mardi de 10h à 16 h